Sécurité

Zéro pointé pour Pierre Maudet

Force est de constater que le bilan de M. Maudet n'est pas remarquable et c'est un euphémisme.

L'actualité nous rattrapant que dire pour commencer du destin du numéro 2 de la police, Christian Cudré-Mauroux, victime expiatoire de la manifestation du 19 décembre 2015, dégradé par le Magistrat et qui a été récemment blanchi par la justice genevoise?

Que dire encore de la multitude de procès engagés par des détenus, ici à Champ-Dollon, pour des raisons d'exiguïté de cellule ou plus loin à Bochuz par un détenu interdit de travailler en dehors du périmètre de détention - belle politique de réinsertion - tous gagnés par les recourants devant le Tribunal Fédéral?

Et surtout que dire de la situation relevée par plusieurs députés qui s'étaient rendus à Curabilis, il y a une année, et avaient constaté qu'une grande partie du personnel était constituée de stagiaires féminins à qui l'on confiait des missions de haute sécurité? Ces mêmes députés ont pu constater récemment que rien n'y avait changé. Que dire encore de l'aile dédiée à la sociothérapie et qui reste vide alors que les besoins d'accueil pour les femmes entassées à Champ Dollon est patent?

Que dire d'une politique attributive qui change comme le temps: avant-hier la sociothérapie, hier des jeunes en réinsertion, demain de dangereux djihadistes? L'incohérence au sein du Département est totale.

La collaboration entre l'OCD et Champ-Dollon est calamiteuse et a abouti à la mise à l'écart de M. Franziskakis qui n'avait pas franchement démérité mais peut-être montré un peu trop de compréhension pour les conditions de travail de son personnel.

Et que dire du SAPEM, un service qui ne cesse de déclarer que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes mais qui privé du personnel nécessaire ne prend pas la peine de répondre aux détenus?

Et que dire, pour conclure, des « violons » du Palais de justice construits dans son sous-sol et qui n'étant pas conformes aux normes servent aujourd'hui de dépôt poussiéreux de matériel ?

Force est de constater que cette politique dénuée d'humanisme aboutit à un bilan sans résultat qui, même si à gauche nous n'aimons pas trop les notes, correspond à la boucle fermée du zéro.